Une fois encore, la haine et la barbarie à la une de nos journaux.


L’Homme est un animal social qui a la destruction et la détestation de l’autre comme passetemps favori.

De tout temps la paix sur Terre a été une notion très relative, de nouveaux conflits naissants lorsque d’autres se concluent. L’Histoire se répète encore et toujours dans un chaos cyclique sans fin qu’aucun être humain, qu’aucune religion, civilisation ou système politique n’ont réussi à endiguer.

La guerre Les guerres, ce n’est que rarement blanc ou noir, les gentils et les méchants, mais dans un monde désormais ultra connecté tout n’est plus que pro contre anti. Tout comme le débat politique dans nombres de nos sociétés, la nuance n’est plus une valeur qui à la cote, pour être entendu/remarqué il faut être clivant et ne plus faire preuve d’aucune mesure. Une fuite en avant qui s’accélère année après année, les prises de positions étant toujours plus radicales, le populisme gagnant du terrain partout sur le globe.

Bien entendu il est parfois plus facile de donner son soutien à une des parties en fonction de son vécu, de ses croyances, de son ethnicité ou de son positionnement politique : les pays de l’UE ont accueillis sans réserve les réfugiés ukrainiens lors de l’invasion russe de 2022, certains personnages politique d’extrême droite prenant alors un virage à 180° avec leur posture habituelle, allant jusqu’à aller chercher des réfugiés à la frontière en bus. Une gestion de crise inverses de celle faite en 2015 avec l’afflux massif de réfugiés syriens que l’Europe avait tenté de bloquer en Turquie. De la même manière, les pays de Monde arabe sont restés relativement neutres dans le conflit russo-ukrainien mais se positionnent très majoritairement pour la cause palestinienne (bien faire la différences entre les peuples de ces pays et les actions de leurs dirigeants) et d’autre part les chancelleries occidentales soutiennent le gouvernement israélien et peinent à condamner les crimes commis par celui-ci dans la bande de Gaza.  


Esplanade des Mosquées, Jérusalem – Années 80 (Archives familiales)

Le Moyen-Orient est une nouvelle fois le cœur de toutes les tensions après l’attaque meurtrière du Hamas dans le Sud d’Israël et la contre-offensive de Tsahal. Cette même région du monde servant déjà de décor à la Crise yéménite ainsi qu’à la Guerre civile syrienne et ses conséquences adjacentes.

Le conflit israélo-palestinien prend cette fois une dimension plus mondialisée en raison de l’instantanéité de la diffusion des images sur les réseaux sociaux, les dirigeants de ce monde se rangeant avec Israël ou aux côtés des Gazaouis – Certains allant jusqu’à soutenir ouvertement le Hamas.


Je ne suis ni pro, ni anti – Je suis rationnel, je suis du côté des civils.


Comment ne peut-on pas condamner l’assassinat des civils par une organisation terroriste sous prétexte qu’il s’agirait d’un mouvement de rébellion ?

Je n’ai pas le souvenir que les résistants aient tués des citoyens allemands lambdas durant la Seconde guerre mondiale.

Comment ne peut-on pas condamner fermement les crimes de guerre massifs d’une armée envers des civils sans défense en nous expliquant qu’un Etat à la droit de se défendre ?

Le droit de la guerre et les Conventions de Genève ratifiées universellement ne sont-elles pas sensés protéger les civils ?


Ne pas condamner les agissements d’une des deux parties fait au mieux de vous un idiot ou pire un lâche.


Dans un monde soi-disant civilisé il est irresponsable de la part de chefs d’états de de gouvernement de ne pas comprendre que l’assassinats de femmes et d’enfants et un problème. Que celui-ci soit perpétrer à la lame d’un couteau ou par le bombardement massif d’agglomérations desquelles s’échapper est impossible.


Que certains puissent cautionner ce genre d’actes me donne la nausée.


On pourrait bien entendu philosopher des jours durant sur cette guerre qui dure depuis trois-quarts de siècle, essayer d’en trouver des issues utopiques. La religion est un des motifs les plus courants de conflits avec les disparités ethniques. Il est facile, avec le recul que l’on a, de dire qu’installer un peuple martyr dans une région du monde peuplée par des populations d’une autre religion et dont les frontières ont été tracées à la règle au lendemain de la seconde guerre mondiale était tout sauf une bonne idée. Mais qui aurait pu prédire un tel désastre ? Cette décision a fait d’Israël un pays en guerre depuis le jour de son indépendance le 14 mai 1948.

Un état qui n’a jamais connu le moindre de jour de paix d’un côté, de l’autre des habitants musulmans spoliés, chassés de plus en plus loin, puis parqués. Des accords de paix qui n’ont jamais été respectés sur une terre sacrée pour les trois grandes religions monothéistes. Dans un monde parallèle, Jérusalem est la capitale de cette Terre et la Palestine en est le centre gravité, dans le notre c’est un cimetière où la mort peut vous rattraper à chaque instant.

Quelle que soit la solution à la résolution de se conflit, Israéliens et Palestiniens ne pourront pas trouver de solutions seuls, les forces régionales et mondiales qui les soutiennent devront elles aussi faire un pas en avant pour espérer mettre un terme à 75 années d’atrocités.

Tout cela prendra du temps, beaucoup de temps. Verrais je cela de mon vivant ? Rien n’est moins sûr.

Il est du devoir de chacun d’ouvrir les yeux, cette guerre a fait des dizaines de milliers de morts et chaque jour qui passe ne fait qu’alourdir ce nombre.


Paix et amour Courage

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